Même beauté, tant soit exquise,
Rassasie et soûle à la fin.
Il me faut d’un et d’autre pain :
Diversité, c’est ma devise.
Poète, 1621-1695Même beauté, tant soit exquise,
Rassasie et soûle à la fin.
Il me faut d’un et d’autre pain :
Diversité, c’est ma devise.
Poète, 1621-1695Partager sur
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Tome 2 : Contes et nouvelles, Texte entier
Le texte original diffère de quelques mots.
Mesmebeauté, tant soit exquise, Rassasie et soûle à la fin. Il me faut d’un et d’autre pain: Diversité, c’est ma devise.Cette maîtresse un tantet bize Rit à mes yeux; pourquoy cela? C’est qu’elle est neuve; et celle-la Qui depuis longtemps m’est acquise, Blanche qu’elle est, en nulle guise Ne me cause d’émotion. Son cœur dit ouy; le mien dit non. D’où vient? …
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Le pain qui est pour le corps
Le vin qui est pour l’esprit.
Je suis serein comme du marbre rose…
Je cherche surtout à mettre de la vie dans mes poèmes, à leur donner une odeur de pain blanc, un parfum de lilas, la fraîcheur d’une tige de sauge.
Il n’existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l’on aime ; pas de plus sûr refuge que l’âme secrète et tendre de qui l’on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l’on aime.
Le secret pour bien vivre : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure.
De femme, pâté, fruit, jambon, qui en prend peu le trouve bon.
Le chocolat est ruine, bonheur, plaisir, amour, extase, fantaisie…
Dans ma civilisation, celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit.
Ma beauté, quoique médiocre, n’a pas besoin du fard de vos louanges : la beauté s’estime par le jugement des yeux, et non sur l’humiliant éloge de la langue intéressée à la vanter.
Je pense qu’il y a une certaine valeur à se jeter vraiment dans la nourriture et à embrasser d’où elle vient.

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