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Les Fleurs du mal (1857), Le Vin des amants

Le texte original
Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, Dans un délire parallèle, Ma sœur, côte à côte nageant, Nous fuirons sans repos ni trèves Vers le Paradis de mes rêves!
Édition consultée
Les Fleurs du mal, Michel Lévy, 1868
Vérifiée le
7 octobre 2026
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  1. Vois se pencher les défuntes Années,
    Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
    Surgir du fond des eaux le
    Regret souriant.
    Source vérifiée Les Fleurs du Mal (1857)
  2. À vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d’une mare.
    Source vérifiée En attendant le vote des bêtes sauvages (1998)
  3. Tout fuit, glisse, rien ne heurte, et soi-même on se dit qu’on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, que c’est pour ça qu’on voyage (même si c’est une illusion) : pour devenir aussi oiseau qu’on peut l’être.
    Olivier RolinSource à vérifierBaïkal-Amour (2018)
  4. Je ne veux jamais l’oublier Ma colombe ma blanche rade O marguerite exfoliée Mon île au loin ma Désirade Ma rose mon giroflier.
    Source secondaireAlcools (1913), la Chanson du Mal-Aimé
  5. J’aurai rêvé ma vie à l’instar des rivières Vivant en même temps la source et l’océan Sans pouvoir me fixer même un mince moment.
    Jules Supervielle Source vérifiée La Fable du monde (1938)
  6. J’entreprends ce voyage pour être loin de l’hideuse face humaine ! Enfin, pouvoir durant 15 jours se recueillir sur la face grave de l’océan ! Son visage attristé est le mien. Ce flot horrible qui déferle, mon amertume. Moi aussi j’ai mes abîmes.
  7. Si tu peux marcher sur l’eau tu n’es pas plus habile qu’une paille. Si tu peux voler dans les airs tu n’es pas plus habile qu’une mouche. Conquiers ton cœur alors tu deviendras quelqu’un.
    Soufi Ansâri
  8. Au lieu d’aborder des îles, je vogue donc vers ce large où ne parvient que le bruit solitaire du cœur, pareil à celui du ressac. Rien ne dépérit, c’est moi qui m’éloigne, rassurons-nous. Le large, mais non le désert.
    Source vérifiée Le Fanal bleu (1949), chapitre 1
  9. Dans un instant, se dit-il, j’irai vers mon destin. Quel beau mot : l’aventure ! Ce qui doit advenir. Tout le surprenant qui m’attend.
    Source vérifiée Les Faux-monnayeurs (1925), partie 1, chapitre 6
  10. Naître avec le printemps, mourir avec les roses ;
    Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur ;
    Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
    S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur ;
    Secouant, jeune encore, la poudre de ses ailes,
    S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
    Voilà du papillon le destin enchanté !
    Source vérifiée Nouvelles méditations poétiques (1823), « Le Papillon »
« Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma sœur, côte à côte nagean... » — Charles Baudelaire

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Charles Baudelaire. (1857). Les Fleurs du mal (Le Vin des amants). Édition consultée : Les Fleurs du mal, Michel Lévy, 1868.
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Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal. 1857, Le Vin des amants.
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Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal. 1857. Le Vin des amants. Édition consultée : Les Fleurs du mal, Michel Lévy, 1868.