Le navire roulait sous un ciel sans nuages, Comme un ange enivré du soleil radieux.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Le navire roulait sous un ciel sans nuages, Comme un ange enivré du soleil radieux.
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Source vérifiée
Les Fleurs du mal (1857), Texte entier
Le texte original diffère de quelques mots.
Mon cœur, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux Et planait librement à l’entour des cordages;Le navire roulait sous un ciel sans nuages, Comme un ange enivré du soleil radieux.Quelle est cette île triste et noire? — C’est Cythère, Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons, Eldorado banal de tous les vieux garçons. Regardez, après tout, c’est une pauvre terre. — Île des doux secrets et des fêtes du cœur! …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le vie ressemble à la navigation d’un vaisseau.
Les nuages au couchant font faire arrosoir au soleil.
Venise : quelle ville pour les marins ! Tout flotte, et rien ne roule. Un silence divin.
De mon garde-fou, je vois l’horizon tout feuillage Que le souffle fait chavirer.
Lumière éteinte
Du ciel limpide une étoile se détache
Et entre par la fenêtre.
La vie d’un homme entre ciel et terre passe comme le saut d’un poulain blanc franchissant un fossé : un éclair et c’est fait.
Nul oiseau voyageur ne traverse le ciel aussi vite qu’un élan d’amour.
Vivre, c’est un ciel sans soleil pour qui n’a pas la faculté de se tenir prêt à aimer.
Pas d’aile, pas d’oiseau, pas de vent, mais la nuit, rien que le battement d’une absence de bruit.
Déborde le fleuve, pas le soleil.

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