Dieu me demande une faveur : l’accompagner au bord du lac, là où la foi n’est pas utile. Nous nous taisons, respectueux et résignés. Bientôt est apparue, vivace et blanche, une île.
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- Chère amie, ce matin le lac a votre peau, et la montagne votre chair. L’absence ajoute comme un poumon à nos tendresses. La cigogne ressemble, en repliant une aile, à votre bras lorsqu’il étouffe un peu d’azur...
- Les âmes sont des navires dont Dieu est le capitaine. Il leur faut de l’intrépidité pour courir les aventures qu’il leur propose.
- Vainement un dieu, dans sa prévoyance, mit entre les terres, pour les désunir, la barrière de l’Océan, puisque, malgré tout, des esquifs impies franchissent de leurs bonds l’étendue inviolable des eaux.
- Dieu est un océan, dont nous n’avons reçu que quelques gouttes.
- On continue à s’entre-tuer pour un dieu, une rivière, la couleur de la peau. Il ne faut pas avoir la peau basanée là où il faut avoir la peau blanche, la peau blanche là où il faut l’avoir basanée, il ne faut jamais croire au dieu qui n’est pas le bon.
- La volonté de Dieu se présente à chaque instant comme une mer immense que votre coeur ne peut épuiser.
- Petit poisson deviendra grand, - Pourvu que Dieu lui prête vie.
- Quelque butin que vous puissiez faire, sachez que le cinquième en revient à Dieu, au Prophète, aux proches de celui-ci, aux orphelins, aux pauvres, au voyageur.
- Dieu m’a tenté : «Pécheur rebelle, je jugerai ton âme un jour. Veux-tu le Paradis pour elle ? » -Garde ton ciel, j’ai son amour.
- Comme j’aimerais qu’il existe une île peuplée uniquement d’hommes sages et de bonne volonté ! On m’y verrait devenir - moi aussi ! - un fervent patriote.
- Mollement balancés sur l’aile Du tourbillon intelligent, dans un délire parallèle, ma soeur, côte à côte nageant, nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
- Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu... Dans votre immense sagesse Immense ferveur Faites donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos coeurs Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour Règne l’amour Jusqu’à la fin des jours.
- Se passer de Dieu... Je veux dire : se passer de l’idée de Dieu, de la croyance en une Providence attentive, tutélaire et rémunératrice... N’y parvient pas qui veut.
- Celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d’eau dans l’océan. On ne peut plus les séparer.
- Espère, enfant ! Demain ! Et puis demain encore ! - Et puis toujours demain ! Croyons dans l’avenir. - Espère ! Et chaque fois que se lève l’aurore, - Soyons là pour prier Dieu, comme pour bénir !