Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l’aimer, signe de décadence.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l’aimer, signe de décadence.
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Notes de voyages (1910), Notes diverses
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Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !
Un Français ne croit pas à la fatalité. La fatalité, c’est l’excuse des âmes sans volonté.
Aussi le Parisien prend-il grand soin de ne visiter aucun monument. Jamais. Sauf s’il est neuf. Pour pouvoir en causer.
Fruit sec des concours, il regrettait Paris, et c’était la conscience de sa vie manquée qui lui donnait un air morose.
Je viens d’atterrir et j’ai le cœur brisé pour Paris et la France. Je prie avec vous. Je prie pour Paris.
Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa : avec plus de reconnaissance que d’amour.
Les gens s’étonnent toujours que vous ne quittiez pas Paris l’été, sans comprendre que c’est précisément parce qu’ils le quittent que vous y restez.
En France, les admirations et les mépris sont toujours excessifs. Tout écrivain est un dieu ou un âne : il n’y a pas de milieu. Ni si haut, ni si bas, serait cependant pour beaucoup une place plus juste.
La vie ne vaut pas qu’on se donne la peine de la quitter.
Mais il faut donc avoir des chevaux fringants, des livrées et de l’or à flots pour obtenir le regard d’une femme de Paris ? Le démon du luxe le mordit au cœur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.

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