En France, les admirations et les mépris sont toujours excessifs. Tout écrivain est un dieu ou un âne : il n’y a pas de milieu. - Ni si haut, ni si bas, serait cependant pour beaucoup une place juste.
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- D’accord je suis le comique le plus con et le plus vulgaire de France, mais il n’empêche que je crois en Dieu. C’est mon droit, non ?
- Un Shakespeare, un Newton, un Franklin, etc. Pourquoi sont-ils si peu nombreux, s’il est égal à Dieu de créer un génie ou un crétin ?
- En soi les buts de l’écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c’est quelque chose d’immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
- Ecrire des drames, c’est tout de même ce qu’il y a de plus intéressant. Pareil à un petit dieu, on sonde les coeurs et les reins..., on juge..., on punit, on absout et on récompense.
- La littérature est un terrain d’entente. Un terrain qui n’est pas géré que par des intérêts commerciaux ni exploité comme une mine...
- On représente souvent la littérature comme une pyramide au sommet de laquelle il y a les grands auteurs, ceux qu’on doit absolument lire, puis tous les autres, qu’on peut oublier. Je ne vois pas vraiment les choses ainsi.
- Nous autres Anglais, nous ne sommes que des amateurs dans le domaine de l’art. Les vrais professionnels du roman, les grands maîtres du roman, ce sont les Français.
- Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d’autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l’absence de l’un comme de l’autre.
- L’auteur, dans son oeuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
- Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
- J’ai parfois trouvé plus français les gens qui viennent d’ailleurs, incertains quant à l’origine et à la destinée. Nous, français, ne savons pas où nous allons, et dans cette incertitude, nous produisons de la littérature.
- Il y a besoin de si peu pour écrire. Il n’y a besoin que d’une vie pauvre. Si pauvre que personne n’en veut et qu’elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
- Le mot Dieu n’est pour moi rien d’autre que l’expression et le produit des faiblesses humaines, et la Bible un recueil de légendes vénérables mais malgré tout assez primitives.
- La liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
- Pourquoi existe-t-il tant de mal, tout étant formé par un Dieu que tous les théistes se sont accordés à nommer bon ?