L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.
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Correspondance de Gustave Flaubert (1852), lettre 354 à Louise Colet
L’auteur, dans son œuvre, doit être comme Dieu dans l’univers, présent partout, et visible nulle part.L’Art étant une seconde nature, le créateur de cette nature-là doit agir par des procédés analogues. Que l’on sente dans tous les atomes, à tous les aspects, une impassibilité cachée et infinie. L’effet, pour le spectateur, doit être une espèce d’ébahissement. …
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L’artiste doit être dans son œuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout-puissant ; qu’on le sente partout, mais qu’on ne le voie pas.
Dieu est ce vide dans lequel tout peut exister.
Celui qui ne voit pas Dieu partout ne le trouve nulle part.
Dieu n’est pas l’éternité, il n’est pas l’infini, mais il est éternel et infini. Il n’est ni la durée ni l’espace, mais il a existé de tout temps, et sa présence est partout.
Dieu est artiste, il n’a de souci que de l’inaccessible.
Tout ce qu’on ne peut séparer de l’idée de cette essence est Dieu : tout le reste est l’ouvrage des hommes.
La poésie est partout comme Dieu n’est nulle part.
Dieu n’appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
Ayant créé le ciel et la terre, les étoiles et les plantes et les bêtes, l’homme et la femme, dieu referme sa porte en disant : « Et maintenant je n’y suis pour personne ».
Dieu est le rédacteur des événements ; l’homme n’en est que le metteur en pages.

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