Dieu n’appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
Peintre, 1848-1903Dieu n’appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
Peintre, 1848-1903Partager sur
Source vérifiée
oviri
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le beau dans son essence, c’est Dieu.
Dieu n’est que l’image de quelque chose, principe, force, idée, esprit, volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer.
Ce que les mécaniciens de l’esprit n’ont pas compris, c’est que lorsque Dieu se manifeste, il n’a nullement besoin des sens : il entre en communication directe avec cette « aptitude au divin » qu’est l’âme.
Plus encore que dans le poème, c’est dans l’aphorisme que le mot est dieu.
Dieu ne doit pas faire de théologie ; l’écrivain ne doit pas anéantir par des raisonnements humains la foi momentanée que l’art exige de nous.
Dieu est esprit, il pense, il veut ; mais ne l’humanisons pas : il ne pense et ne veut pas comme nous.
Dieu : une entité qui réconcilie tous les antagonismes, la beauté et la laideur, les forces du bien et celles du mal, la complexité et la simplicité, dans la plénitude de l’unité.
C’est un grand dieu que l’Amour, un dieu qui mérite l’admiration des hommes et des dieux, et cela pour bien des raisons, dont la moindre n’est pas son origine.
Dieu est un médiocre, tout dans sa création porte la marque de l’approximation et du ratage, quand ce n’est pas celle de la méchanceté pure.
Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C’est en affirmant à la fois qu’il existe et qu’il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.