J’ai parfois trouvé plus français les gens qui viennent d’ailleurs, incertains quant à l’origine et à la destinée. Nous, français, ne savons pas où nous allons, et dans cette incertitude, nous produisons de la littérature.
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- On représente souvent la littérature comme une pyramide au sommet de laquelle il y a les grands auteurs, ceux qu’on doit absolument lire, puis tous les autres, qu’on peut oublier. Je ne vois pas vraiment les choses ainsi.
- Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue; mais, quand on la sait, pourquoi s’entêter ? Les fautes voulues n’ont pas de valeur.
- Ce dont la France souffre aujourd’hui est avant tout une absence totale de maîtrise de la langue.
- Quant à la diction, mère de la Poésie, j’observe que le français, bien parlé, ne chante presque pas. Notre discours est de registre peu étendu...
- Nous autres Anglais, nous ne sommes que des amateurs dans le domaine de l’art. Les vrais professionnels du roman, les grands maîtres du roman, ce sont les Français.
- La France et toute l’Europe ont une grande culture et une histoire étonnante. La chose la plus importante est que les gens savent comment vivre ! En Amérique, ils ont tout oublié. J’ai peur que la culture américaine soit un désastre.
- Les fables de Jean de La Fontaine qu’on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d’orthographe, comme s’ils étaient allés à l’école.
- En amour, être français, c’est la moitié du chemin.
- Les parents français sont plutôt vexés si leur fils ne donne pas des signes d’intelligence précoce. Les Anglais sont inquiets s’il en manifeste.
- A Paris, quand on croise une femme dans la rue et qu’on la regarde, on commet presque une infidélité. Regarder une française et être vu par elle, on dirait qu’on ébauche un roman d’amour !
- Si les Français savaient le rôle de l’intelligence et de volonté, la part de l’esprit et de caractère dans la plupart des sports; avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants !
- Les Québécois ont avec la France, une relation compliquée. Je l’ai trouvée bien résumée dans un titre du quotidien "Le Devoir" : "l’amère patrie".
- Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
- Désormais pour apprendre le français, il faudra savoir le français.
- Ma conviction c’est que les Français ne confieront pas leur destin à quelqu’un qui n’a aucune expérience, et surtout qui n’a rien démontré pour le moment.