Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
Écrivain, 1888-1948Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
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Source vérifiée
Sous le soleil de Satan (1926), Le saint de Lumbres, chapitre 6
— Un saint! Vous avez tous ce mot dans la bouche. Des saints! savez-vous ce que c’est? Et vous-même, Sabiroux, retenez ceci!Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.Il s’insinue comme l’air. Il n’a ni forme, ni couleur, ni saveur qui lui soit propre, mais il les prend toutes. Il nous use par dedans. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le péché c’est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l’aide divine. C’est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l’on peut accéder au salut par soi-même.
La gravité du péché dépend de l’insondable malice du cœur, et les êtres finis ne peuvent la connaître sans l’aide de la révélation.
C’est à l’égard de son Dieu qu’on a le moins de probité : on ne lui accorde pas le droit de pécher !
Le péché vaut encore mieux que l’hypocrisie.
Le péché est la place béante de Dieu.
Étrange comme nos péchés nous semblent vivables tant que nous avons l’espoir de pouvoir un jour les effacer.
La conscience ? Elle n’empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d’en jouir en paix !
Bonheur excessif et mélancolie excessive parachèvent un même péché, l’oubli du tombeau.
L’envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.
On peut dire tout le mal qu’on veut d’une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.

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