C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
Écrivain, 1888-1948C’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.
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Les Grands Cimetières sous la lune (1938), partie II, chapitre 2
… Dès que la température baisse, vous poussez un soupir de soulagement, comme si le malade était hors de danger, alors qu’il ne fait le plus souvent que prendre sa place parmi les médiocres, qui se qualifient entre eux d’hommes graves, ou pratiques, ou dignes. Hélas!c’est la fièvre de la jeunesse qui maintient le reste du monde à la température normale.Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. Oh! je sais bien que le problème n’est pas simple. Réconcilier, au nom de l’humanisme, la morale de l’Évangile et celle de La Fontaine ne semble pas une petite entreprise. …
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La population de plus en plus inquiète, et qu’agaçait, comme les mouches, cette température d’orage…
La jeunesse est une ivresse continuelle : c’est la fièvre de la raison.
Si l’envie donnait la fièvre, tout le monde serait malade.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n’appartient qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel ni la pluie ni les vents ne viennent l’émouvoir.
La douce illusion ne sied qu’à la jeunesse ;
Et déjà l’austère Sagesse
Vient tout bas m’avertir que j’ai vu trente hivers.
Alors il s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse.
La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
Les jeunes possèdent le monde entier et le dilapident sans tristesse, parce qu’ils sont impatients de gagner d’autres mondes, toujours nouveaux.
Mariage pour tous, ça jette un froid quand les frigides errent.
Le matin, c’est la jeunesse, rien qu’à respirer, ça nous rajeunit.

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