La jeunesse grandit dans un domaine qui n’appartient qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel ni la pluie ni les vents ne viennent l’émouvoir.
Dramaturge, 495-406La jeunesse grandit dans un domaine qui n’appartient qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel ni la pluie ni les vents ne viennent l’émouvoir.
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Tragédies
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Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
La jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais : c’est la passion pour l’inutile.
Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée, oser ce que d’autres n’ont pas le courage d’entreprendre, en somme, se replonger dans l’élémentaire.
La jeunesse rit de tout ce qui n’est pas jeune, sans penser qu’elle vieillira.
L’enfance, c’est l’envers de la vieillesse : c’est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.
Le matin, c’est la jeunesse, rien qu’à respirer, ça nous rajeunit.
La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
La jeunesse a cela de beau qu’elle peut admirer sans comprendre.
Peut-être même que l’enfance, ça n’existe pas. Peut-être qu’à n’importe quel âge, on encaisse le monde comme il va et puis c’est tout. Et seulement certaines heures en s’écoulant font comme des marques noires qui vous construisent.

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