Le but de l’éducation quel serait-il ? De rendre clairvoyants ceux qu’on défriche ou de les automatiser selon certaines lignes, de préférence à d’autres ? Hélas ! Il n’est pas besoin de répondre et cela fait trembler pour l’avenir de notre espèce. Avec les moyens, qui sont dans le monde, la clairvoyance seule est en possession de nous sauver. L’on m’objectera que les hommes, rendus clairvoyants, seraient ingouvernables… et comment le savoir, puisque jamais ils ne le furent ?
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- Un véritable système éducatif devrait se proposer trois objectifs. À tous ceux qui veulent apprendre, il faut donner accès aux ressources existantes, et ce à n’importe quelle époque de leur existence. Il faut ensuite que ceux qui désirent partager leurs connaissances puissent rencontrer toute autre personne qui souhaite les acquérir. Enfin, il s’agit de permettre aux porteurs d’idées nouvelles, à ceux qui veulent affronter l’opinion publique, de se faire entendre.
- Le risque est grand que l’on réfléchisse à l’éducation avec une mentalité d’ingénieur s’efforçant de produire des objets définis avec précision, ou avec un regard d’économiste, de comptable, s’efforçant de dégager la meilleure rentabilité.
- Grâce à l’éducation, nous ne naissons pas au monde mais au temps.
- J’appelle éducation positive ce qui tend à former l’esprit avant l’âge, et à donner à l’enfant la connaissance des devoirs de l’homme.
- La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c’est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu’elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu’elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
- Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent !
- L’éducation est l’ennemi de la sagesse, parce qu’elle rend nécessaire un tas de choses dont, pour être sages, nous devrions nous passer.
- Le paradoxe de l’éducation, c’est qu’en devenant conscient on se met à examiner la société dans laquelle on est éduqué.
- N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter.
- Le principe de toute éducation à la vie en société se résume en cette phrase : Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse.
- L’éducation est à la fois la fondation et la force unificatrice de notre mode de vie démocratique; le ressort principal du progrès économique et social; l’expression la plus élevée de l’accomplissement dans notre société, car elle ennoblit et enrichit l’existence humaine. Bref, c’est à la fois l’investissement le plus profitable que puisse faire la société et la récompense la plus fastueuse qu’elle puisse décerner.
- Nous restons bien davantage le produit de notre éducation ou de notre milieu que nous ne devenons l’être de nos désirs...
- L’instruction est, parmi les biens qui sont en nous, le seul impérissable et divin; et les deux principaux apanages de la nature humaine sont l’intelligence et le raisonnement.
- Ce qui fait le jésuite, c’est qu’ayant pesé les moyens extérieurs de persuader, éducation, imitation, opinion unanime, il les juge suffisants, par un profond mépris de la sagesse individuelle, qui examine sans fin et ne fait rien.
- L’éducation consiste avant tout à donner à celui qui est éduqué le sens de l’altérité. Que faut-il entendre par là ? Que l’humain commence avec le souci de l’autre.