L’homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l’horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n’est pas de bonheur terrestre possible.
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- Ce n’est pas dans la science qu’est le bonheur, mais dans l’acquisition de la science.
- Je me demande qui a inventé la vie comme une pièce de monnaie, à deux faces, où le bonheur est l’envers de la souffrance, où les caresses ne vont pas sans les cris, où la joie d’avoir n’est rien sans la douleur de perdre.
- Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.
- Rien ne durait éternellement, même si les hommes aimaient à le croire. Tout ce qu’on pouvait faire était de profiter des instants de bonheur, tant qu’il était encore temps.
- A partir du moment où l’homme pense que la grande horloge de la nature tourne toute seule, et continue de marquer l’heure même quand il n’est pas là, naît l’ordre de la science.
- Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l’espoir, est une marchandise qu’on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n’est pas une matière, mais un maître !
- L’homme, dans sa maison, n’habite pas l’escalier, mais il s’en sert pour monter et pénétrer partout; ainsi l’esprit humain ne séjourne pas dans les nombres, mais il arrive par eux à la science et à tous les arts.
- Il me semble que l’existence humaine n’est guère plus qu’un croquis, esquissé sur le Temps, sans grande réflexion, avec peu de soin, ni aucun sens du dessin.
- Tout travail scientifique est une réalisation communautaire et non pas l’oeuvre d’un cavalier seul. Qui sait où Darwin se serait égaré en 1837 sans Gould, sans Owen, et sans la vie scientifique très active de Londres et de Cambridge ?
- Il pensa tout à coup que la possession du pouvoir, quelque immense qu’il pût être, ne donnait pas la science de s’en servir.
- L’homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s’attend pas à ce que les idées qu’il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d’un cultivateur, pour l’avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
- La morale de l’homme n’avançait pas aussi vite que sa science. L’humanité n’était pas assez évoluée spirituellement pour assumer la puissance qu’elle s’était arrogée.
- La science peut expliquer l’univers sans avoir besoin d’un créateur.
- Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent !
- L’astronomie est peut-être la science où le plus petit nombre de découvertes est dû au hasard; la science où l’esprit humain apparaît dans sa grandeur et par laquelle l’homme peut le mieux s’instruire de son néant.