Notre rôle, à nous psychanalystes, n’est pas de rester dans notre tour d’ivoire, mais de faire comprendre à l’ensemble de la population, et particulièrement aux adultes chargés de la formation des jeunes, l’aide que peut apporter la psychanalyse pour des enfants en grandes difficultés intellectuelles, caractérielles et sociales.
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- Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n’avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.
- En chaque enfant, on l’ignore trop, naît et se développe le projet intuitif d’être considéré comme une (grande) personne. Aussi attend-il qu’on est à son égard le comportement et le respect que l’on a vis-à-vis d’un adulte. Il a raison.
- Nous étions l’un et l’autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l’une et l’autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l’un par l’autre, la place dans le monde qui nous avait été originellement déniée.
- Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L’esprit de scission, c’est-à-dire l’acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
- Écouter, débattre, proposer, voir ce qui fonctionne ou pas dans notre pays, chercher des réponses aux incertitudes. C’est ce qui nous permet d’avancer ensemble. C’est ce qui nous fait Nation !
- Dans l’enfance tout le monde se donne à nous; dans la jeunesse nous nous donnons aux autres; dans la vieillesse nous nous concentrons en nous-mêmes.
- C’est de notre devoir, en tant que parents et enseignants, de donner à tous les enfants un espace pour qu’ils construisent leur force émotionnelle et de leurs fournir une base solide pour leur avenir.
- Elever un enfant c’est lui apprendre à se passer de nous.
- Je crois que le jeune, beaucoup plus que des paroles, attend des actes... Ce qui importe, c’est l’exemple de vie.
- Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l’on peut d’avance être sûr d’échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l’art d’éduquer les hommes et l’art de gouverner.
- Une partie de notre travail en tant qu’êtres humains consiste à partager nos connaissances et à partager les choses que nous avons apprises. Ainsi, nous pouvons soit empêcher les gens de faire les mêmes erreurs, soit leur donner de l’espoir.
- Si la folie est un phénomène social, et si la solution réside dans les relations interpersonnelles, il faut commencer par exercer notre devoir de compassion.
- Eduquer c’est à la fois conduire un enfant à l’autonomie intellectuelle, l’éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu’ il observerait passivement, mais l’ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
- Les maths sont ce qu’il y a de plus facile à comprendre. Sauf pathologie mentale profonde, tout le monde est bon en maths. Mais pour des raisons que les psychologues pourraient sans doute élucider, certains jeunes décident qu’ils ne sont pas bons. Je crois que la principale responsabilité réside dans la façon dont les mathématiques sont enseignées.