Les œuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus profondément creusé le cœur.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons Les œuvres, comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus profondément creusé le cœur.
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A la recherche du temps perdu
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Dans ces grandes crises, le cœur se brise ou se bronze.
Quand le trait qui nous frappe est encore aiguisé par l’ingratitude, la blessure est d’autant plus vive.
La détresse et l’indigence du monde extérieur font que la plénitude de ton cœur devient aussi pour toi indigence et détresse.
C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
Plus je grossis, plus je m’aigris, plus je m’aigris, plus j’ai le cœur gros. Le désespoir rend difforme.
Lorsqu’on veut animer la multitude, l’accumulation des griefs a plus de force que leur vraisemblance.
La vie nous brise tous, mais certains d’entre nous deviennent plus forts dans les endroits brisés.
Un rien froisse souvent les cœurs et les délie.
Créer, c’est la grande délivrance de la douleur, et l’allègement de la vie.
La souffrance comme seul horizon laisse parfois entrevoir l’amortissement comme solution…

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