Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
1868-1969Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.
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Journal de voyage. 2, Lettres à son mari : 14 janvier 1918-31 décembre 1940 : de la Chine à l'Inde en passant par le Tibet
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Il n’y a pas de maladies incurables, seulement le manque de volonté. Il n’y a pas d’herbes sans valeur, seulement le manque de connaissances.
Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance.
On ne peut pas demander à la souffrance de justifier ses raisons. On s’exposerait à ne compatir à presque rien.
Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s’ils ne peuvent pas guérir ensemble.
La santé, c’est ce qui sert à ne pas mourir chaque fois qu’on est gravement malade.
En politique il faut guérir les maux, jamais les venger.
Crois-nous. Nous ne sommes pas malades, nous sommes sains. C’est le monde qui est malade – malade de chimie et d’efficacité, d’humilité et de bonne volonté.
Pour les docteurs du Japon, le cas le plus grave en médecine est celui où le malade n’a pas d’argent.
On ne peut pas dissocier la politique de la morale sans produire les barbarismes.

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