La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
ÉcrivainLa stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
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Vie secrète
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On en vient à aimer son désir et non plus l’objet de ce désir.
Ce n’est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c’est dans le désir, c’est à briser les freins qu’on oppose à ce désir.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
La passion, cet absolu désir qu’on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l’absence de l’autre.
Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
L’homme est fondamentalement désir d’être et le désir est manque.
On ne l’est que quand on veut les passer ; on l’est quand dans ses désirs insensés, on met au rang des possibles ce qui ne l’est pas.
C’est dans l’irrégularité, la clandestinité, le cambriolage que le plaisir est intense ; pas dans la préméditation.
Le désir se situe dans un champ complexe fait de nature, de culture, mais aussi d’une part insondable de liberté. C’est l’accomplissement de soi à travers l’autre. Parler du désir, c’est parler d’autrui.
Le désir est souvent un manque de mémoire.

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