Ce n’est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c’est dans le désir, c’est à briser les freins qu’on oppose à ce désir.
1740-1814Ce n’est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c’est dans le désir, c’est à briser les freins qu’on oppose à ce désir.
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Source secondaire
Les 120 journées de Sodome, p. 177
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Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
On n’aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l’avoir fait.
Notre instinct nous fait sentir qu’il faut chercher notre bonheur hors de nous.
On en vient à aimer son désir et non plus l’objet de ce désir.
Le désir qui naît de la joie est plus fort, toutes choses égales d’ailleurs, que le désir qui naît de la tristesse.
Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.
La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
Le plus court chemin du plaisir au bonheur passe par la tendresse.

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