Le désir qui naît de la joie est plus fort, toutes choses égales d’ailleurs, que le désir qui naît de la tristesse.
1632-1677Source : L’Ethique, Livre IV
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le désir qui naît de la joie est plus fort, toutes choses égales d’ailleurs, que le désir qui naît de la tristesse.
1632-1677Source : L’Ethique, Livre IV
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L’origine de toute joie en ce monde est la quête du bonheur d’autrui. L’origine de toute souffrance en ce monde est la quête de mon propre bonheur.
Le désir a pour but la satisfaction. Si nous voulons toujours plus, ce but n’est jamais atteint, et au lieu du bonheur nous trouvons la souffrance.
Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
Ce n’est pas dans la jouissance que consiste le bonheur, c’est dans le désir, c’est à briser les freins qu’on oppose à ce désir.
Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne !
La source la plus directe du bonheur est une humeur enjouée, car cette bonne qualité trouve tout de suite sa récompense en elle-même.
Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose ; cela montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l’envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. Le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous ; il ne nous retire rien et embellit le monde.
Le bonheur est plus humble, il est dans l’autre.

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