On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.

On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.

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Source vérifiée
La conversation amoureuse
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Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
L’estimation du bonheur est moins l’affaire de la raison que du sentiment.
Et si le bonheur n’existe pas ? C’est que le malheur non plus n’existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d’autres.
Car chez nous le contraire de la folie ce n’est pas la sagesse, mais la joie.
Conquérir sa joie vaut mieux que de s’abandonner à la tristesse.
Qu’importe le bonheur quand on n’a point la joie !
Les heureux… Font des heureux ! Tandis que les malheureux ne font, hélas, le bonheur de personne.
Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
Se réjouir du bonheur des autres est une bonne chose ; cela montre que nous avons compris deux phénomènes importants. Le premier est que l’envie et la jalousie sont des souffrances inutiles. Le second est que le bonheur des autres est toujours une bonne nouvelle pour nous ; il ne nous retire rien et embellit le monde.

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