Qu’importe le bonheur quand on n’a point la joie !
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Qu’importe le bonheur quand on n’a point la joie !
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Journal, 1887-1910
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On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l’oublions pas : « Souris au monde et le monde te sourira. ».
Le bonheur, c’est un tout petit truc de rien du tout qui fout le camp dès que t’as le dos tourné. Mais ça vaut le coup.
Le vrai bonheur n’est que dans la constance.
Un bonheur est tout le bonheur ; deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.
Ah ! Comme on s’accoutume au bonheur ; hélas ! On ne le connaît bien que lorsqu’on l’a perdu.
On n’a que le bonheur qu’on peut comprendre.
Notre fragile bonheur d’ici-bas n’est-il donc point l’attestation d’un autre bonheur complet, comme la terre, fragment du monde, atteste le monde ?
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Le plus important, ce n’est pas l’apparence d’un logis, mais le bonheur qu’il abrite !
Le secret d’une bonne vie, c’est de se moquer du bonheur.

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