Un bonheur est tout le bonheur ; deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.
Écrivain, 1878-1947Un bonheur est tout le bonheur ; deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.
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Source vérifiée
Histoire du soldat (1918), chapitre 2
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Le bonheur, souvent, se construit au détriment de quelqu’un, et ce n’est plus le bonheur. Le vrai bonheur est de mettre son bonheur dans le bonheur d’un autre.
Le seul bonheur qui dure et se prolonge jusqu’à notre fin, c’est un bonheur fade.
Et si le bonheur n’existe pas ? C’est que le malheur non plus n’existe pas. Et cela est un bonheur qui en vaut bien d’autres.
Qu’importe le bonheur quand on n’a point la joie !
Le vrai bonheur n’est que dans la constance.
Ce qui compte ce n’est pas le bonheur de tout le monde, c’est le bonheur de chacun.
Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé.
Il n’y a rien de tel dans la vie que le vrai bonheur ; la plus juste définition qu’on en ait donnée est celle-ci : c’est un acquiescement tranquille à une douce illusion.
Le bonheur est une joie secrète qui se vit comme en songe.
Notre fragile bonheur d’ici-bas n’est-il donc point l’attestation d’un autre bonheur complet, comme la terre, fragment du monde, atteste le monde ?

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