Je ne puis être et ne veux vivre que dans l’espace et dans la liberté de mon amour.
Écrivain, 1907-1988Je ne puis être et ne veux vivre que dans l’espace et dans la liberté de mon amour.
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Aimer, c’est bien. Ne plus aimer, c’est bien aussi. Tu ne sens pas comme à présent l’espace est libre autour de toi ? C’était une prison, l’amour ! La vie est plus grande que l’amour.
La passion n’est qu’une chimère créée par des écrivains. Pourquoi rêverais-je de liberté si elle n’est pas le chemin de l’amour ? Puisque l’amour n’existe pas, j’accepte de me faire prisonnière de la vie.
Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d’éternité.
Du moment que je peux aimer quelqu’un du fond du cœur, et même s’il n’existe pour moi que lui et lui seul, l’aimer m’aide à vivre. Même si je ne peux pas être avec lui.
À m’écouter vivre, il me semble que [l’amour] est mon seul sujet, mon seul embarras, ma seule terreur. Et peut-être mon seul dépit.
J’ai un désir profondément caché et inarticulé pour quelque chose au-delà de la vie quotidienne.
Je ne me sens vivre qu’à partir de l’instant où je sens mon inexistence. J’ai besoin de croire à mon inexistence pour continuer à vivre.
Tout n’est pas liberté en ce monde, la vie est pleine de limites et de servitudes.
Je ne peux pas vivre sans amour. S’il n’y avait plus un seul humain, j’aimerais une plante, un bouton de porte.
Ne pouvoir vivre qu’une vie, c’est comme ne pas vivre du tout.

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