Je ne me sens vivre qu’à partir de l’instant où je sens mon inexistence. J’ai besoin de croire à mon inexistence pour continuer à vivre.
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- Croire en Dieu, c’est vivre par quelque chose qui n’existe d’aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
- Croire en l’au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
- Si je me mettais à croire à quelque chose - ce que je ne souhaite pas -, c’est à l’anarchie que je croirais.
- Il est très étonnant que je n’aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m’y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l’homme. Il m’est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
- Le mystère de l’existence humaine ne réside pas seulement dans le fait de rester en vie, mais dans la recherche d’une raison de vivre.
- Je veux vivre ma vie d’une manière que, quand je serai vraiment vieille, je repense à ma vie et dis : aaah je l’ai vécue, pas survécue.
- En quoi puis-je croire ? Ai-je raison de vivre ? Ma vie a-t-elle le moindre sens, la plus petite signification ? Suis-je un rouage indispensable de l’univers ?
- La fonction de l’homme est de vivre non d’exister. Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie, je veux brûler tout mon temps.
- Je préfère la vie à la mort, exister à ne pas exister, car je ne suis pas sûr d’être une fois que je n’existerai plus.
- Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.
- Je peux vivre sans Dieu. Je peux même vivre avec l’idée qu’il n’y a rien après la vie. Mais je ne crois pas que je pourrais continuer, sans être soutenu par l’idée du bien.
- Toutes mes contradictions viennent de ce qu’on ne peut aimer la vie plus que je ne l’aime, ni ressentir en même temps et d’une manière presque ininterrompue un sentiment d’inappartenance, d’exil et d’abandon.
- Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d’éternité.
- Nous passons toute notre vie à nous comprendre nous-mêmes et nous n’y arrivons pas, comment pouvons-nous croire que nous pourrions comprendre quelque chose qui n’est même pas nous.
- Qu’est-ce que l’importance selon vous ? - De temps en temps, se sentir éternel. Sans ces moments-là, la vie humaine serait invivable.