Je préfère la vie à la mort, exister à ne pas exister, car je ne suis pas sûr d’être une fois que je n’existerai plus.
Écrivain, 1909-1994Je préfère la vie à la mort, exister à ne pas exister, car je ne suis pas sûr d’être une fois que je n’existerai plus.
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Je préfère vivre ma vie comme s’il y avait un Dieu et mourir pour découvrir qu’il n’y en avait pas, que vivre comme s’il n’y en avait pas et mourir pour découvrir qu’il y en avait un.
Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant !
Plus j’y pense, plus je me rends compte qu’il n’y a pas de réponses : la vie doit être vécue.
Je ne me sens vivre qu’à partir de l’instant où je sens mon inexistence. J’ai besoin de croire à mon inexistence pour continuer à vivre.
Ne pas vouloir mourir est la voie la plus sûre vers la mort éternelle, tandis que pouvoir mourir, dépouiller les voiles, abandonner éternellement le moi au changement mène à l’immortalité.
Perdre la vie est peu de chose et j’aurai ce courage quand il le faudra. Mais voir se dissiper le sens de cette vie, disparaître notre raison d’exister, voilà ce qui est insupportable. On ne peut vivre sans raison.
Celui qui n’est pas en vie doit être considéré comme mort. Donc… Si je comprends bien, avant la vie on est mort, et après la vie on est de nouveau mort.
La vie n’a de sens qu’à la condition de mourir.
Je peux vivre sans Dieu. Je peux même vivre avec l’idée qu’il n’y a rien après la vie. Mais je ne crois pas que je pourrais continuer, sans être soutenu par l’idée du bien.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.

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