Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds.
Écrivain, 1907-1988Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds.
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Les Matinaux
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Plus l’homme est sensible et moins le sexe est un muscle.
L’absence prolongée de câlins, ça vous aigrit un homme.
Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules.
Ce qui manque aux hommes, c’est ce qu’ils ont, c’est-à-dire les yeux, les oreilles et le cul.
Je crains malheureusement qu’on ne s’attache pas à une femme avec des vertus culinaires. Avec des vertus d’aucune sorte d’ailleurs.
Humilité attendrie et attendrissante de pataud qui n’a oncques su délacer un corset sans en embrouiller les cordons.
L’homme ne prend conscience de son être que dans les situations limites.
Ne te trompe pas sur ta souffrance. Les seuls hommes qui souffrent sont les invalides. Car ce dont ils souffrent, c’est du membre qui leur manque.
L’homme commence par être un tube digestif, ensuite un sexe, parfois un cerveau.
Les bigorneaux n’ont pas de sexe, y’a pas la place dans une si petite coquille.

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