L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie.
1925-2021L’attachement à soi augmente l’opacité de la vie.
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Source vérifiée
Under clouded skies ; and, Beauregard = Pensées sous les nuages ; et, Beauregard
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La vie, comme la conscience, est retirée et comme enfermée dans l’unité d’un individu d’où elle tend cependant à se diffuser et à se communiquer, comme si elle rayonnait.
Journal intime. Relation quotidienne de cette part de l’existence que l’on peut se confier à soi-même sans avoir à en rougir.
On commence à sentir qu’on n’est pas fait pour vivre seul ; c’est ainsi que le cœur s’ouvre aux affections humaines, et devient capable d’attachement.
Tout se confond dans une vie qui trouve son unité du côté d’une passion.
Cette disposition à ne vivre qu’avec son propre cœur et ses illusions n’est autre chose qu’une crapule délicate.
L’inquiétude, où s’inscrit l’intolérable décalage entre la réalité et la vie rêvée, cherche sur les quais de départ, dans des amours impossibles, au bistrot, la route des grandes évasions. Mais cette âme entraînée est une âme qui rebondit.
Il y a des moments dans la vie où tout bascule, quelle chance d’être son propre contrepoids.
Choisie ou forcée, transitoire ou définitive, la solitude est de plus en plus préférée au lien forcé. On apprend à l’aménager et à profiter de son égoïsme.
D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ?
Ce qui donne sens à la vie est la cause que l’on s’efforce de défendre, le chemin que l’on tente de défricher. L’exigence de rigueur fait partie des attitudes qui valorisent ce cheminement.

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