Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
Écrivain, 1881-1942Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
Écrivain, 1881-1942Partager sur
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Romans et nouvelles
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On ne se tue point pour les douleurs de la goutte ; il n’y a guère que celles de l’âme qui produisent le désespoir.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
La souffrance ne peut avoir de sens que quand elle ne mène pas à la mort, et elle y mène presque toujours.
Quand une souffrance est inconnue, on a plus de force pour lui résister, car on ignore sa puissance : on ne voit que la lutte et on espère qu’une vie plus pleine reprendra plus tard.
Rien ne nourrit mieux l’inspiration que l’amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l’épanouir.
La souffrance a ses limites, pas la peur.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
La souffrance est le fil dont l’étoffe de la joie est tissée. Jamais l’optimiste ne connaîtra la joie.
Enfin, il m’a expliqué que la souffrance naissait quand nous attendons que les autres nous aiment comme nous l’imaginons, et non comme l’amour doit se manifester – librement, sans contrôle, nous guidant de sa force et nous empêchant de nous arrêter.
Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N’est-elle pas alors notre meilleure alliée ?

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