L’humanité projette inconsciemment son désir de survivre dans la chimère des choses jamais connues, mais cette chimère ressemble à la mort.
Analyse et signification
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- L’être humain pense au futur, au point d’oublier le présent, de sorte qu’il ne vit ni dans le présent, ni dans le futur. Finalement, il vit comme s’il n’allait jamais mourir et il meurt comme s’il n’avait jamais vécu.
- Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. A peine a-t-on commencé à s’instruire un peu que la mort arrive avant qu’on ait de l’expérience.
- Cette imperturbable nature qui nous entoure est muraillée entre deux constantes immuables, la vie écourtée, encerclant la mort à l’infini.
- L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.
- Avec de la tendresse autour de soi, on n’est pas incapable de vivre... Il n’y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
- Pourquoi donc n’est-il pas possible qu’après la mort nous gardions l’apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
- Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
- Il n’y a qu’avec les gens avec qui nous créons la vie qu’on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu’à leurs souvenirs même.
- Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
- Toute souffrance est lâche : elle recule devant la puissance du vouloir-vivre qui est ancré plus fortement dans notre chair que toute la passion de la mort ne l’est dans notre esprit.
- En certaines situations, il n’y a place que pour une alternative dont l’un des termes est la mort. Il faut faire en sorte que l’homme puisse, en toute circonstance, choisir la vie.
- La vie ne songe qu’à se reposer le plus possible en attendant la mort. La vie ne songe qu’à mourir.
- La mort est le voile que les vivants appellent la vie...
- Sur le seuil du grand silence, on se rend compte que la vie n’est pas envoûtante parce qu’elle l’EST. Elle l’EST parce qu’elle est le contraire de la mort.
- Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.