Si l’on pouvait abolir la mort, il n’y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
Homme d'État, 1749-1832Si l’on pouvait abolir la mort, il n’y aurait rien à dire. Abolir la peine de mort serait difficile. Mais si cela arrivait, on serait bientôt forcé de la rétablir.
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Maximes et réflexions
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La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu’elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu’elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Si on condamne à mort, il faut bien que quelqu’un exécute. C’est la mauvaise action qui déshonore, pas le supplice. Le bourreau est quelqu’un d’utile.
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à notre vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.
La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution.
La mort ? Sans importance. La vie ? Sans importance. Ce qu’il faut c’est vaincre.
Et si la mort n’était qu’un mot ?
L’abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
La mort c’est la fin de tout, c’est la cassure définitive et l’impossibilité totale d’obtenir la moindre réponse à la plus petite question.

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