Les parents d’un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant.
ÉcrivaineLes parents d’un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant.
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L'autre fille
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La douleur, comme la mort, ne fait pas de distinction de classes, de religions, d’âges, de conditions.
Les parents, dans leurs déchirements, ce sont à la fois les entrailles et l’âme qui saignent.
Si mon enfant était atteint d’une atroce souffrance et qu’il n’existat aucun remède pour alléger sa douleur, je considérerais comme mon devoir de lui donner la mort.
La perte d’un être cher est une épreuve terrible, mais c’est une souffrance supplémentaire de ne pas savoir qui en est responsable, ni la raison qui l’a provoquée.
Un chagrin d’amour, c’est comme la mort d’une mère ou d’un père : on ne s’en guérit jamais.
On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
La mort des parents ne devient définitive que le jour où leurs enfants ne sont plus là pour les évoquer.
Nul adulte n’a jamais compris que, pour l’enfant, la solitude est pire que la douleur.
C’est pénible pour vous, et c’est pénible pour eux. Quand il s’agit d’un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
Le deuil, c’est essayer de mettre du sens là où il n’y en a pas. Les humains ne peuvent pas vivre tant qu’ils n’arrivent pas à donner une justification à cette énigme qu’est la mort.

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