Tous les hommes sont fous, et malgré tous leurs soins, ne diffèrent entre eux que du plus ou du moins.
Écrivain, 1636-1711Tous les hommes sont fous, et malgré tous leurs soins, ne diffèrent entre eux que du plus ou du moins.
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Boileau - Œuvres poétiques
… EtEn un mot, qui voudroit épuiser ces matières, Peignant de tant d’esprits les diverses manières, Il compteroit plutôt combien, dans un printemps, Guenaud et l’antimoine ont fait mourir de gens, GuN’en déplaise à ces fous nommés sages de Grèce. En ce monde il n’est point de parfaite sagesse:Tous les hommes sont fous, et, malgré tous leurs soins, Ne diffèrent entre eux que du plus ou du moins.NeComme on voit qu’en un bois que cent routes séparent Les voyageurs sans guide assez souvent s’égarent, L’un à droite, l’autre à gauche, et, courant vainement, La même erreur les fait errer diversement: Chacun suit dans le monde une route incertaine, Selon que son erreur le …
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Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou.
L’on a remarqué que la plupart des hommes sont, dans le cours de leur vie, souvent dissemblables à eux-mêmes, et semblent se transformer en des hommes tout différents.
L’homme, tout compte fait, n’a rien à dire de l’homme. Etant seul à se juger, il peut se grandir ou se réduire à sa guise : tel un fou qui, sans risque de contradiction, pourrait choisir entre le délire des grandeurs et celui de l’indignité.
Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu’il ne s’est pas aperçu qu’il est en même temps mesquin, impur et perfide.
O Dieu ! Qu’est-ce donc que l’homme ? Est-ce un assemblage monstrueux de choses incomparables ?
Ce serait le comble de la folie de prétendre amener tous les hommes à penser d’une manière uniforme.
Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n’usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu’ils n’ont pas ; ils ont la liberté de pensée, ils demandent la liberté de parole.
L’homme normal… J’envie cet homme. Je ne le nie pas : il est bête. Mais, qu’en savez-vous ? Il se peut que l’homme normal doive être bête.
Tous les hommes sont attachés à l’existence, même s’ils ont une vie misérable.
Un homme reste toujours un homme et, bien que nonagénaire, j’ai parfois des montées de sève. (…) Elles ne voient en moi qu’un inoffensif vieux bonhomme exhibant un inoffensif vieux pénis qui a, de temps à autres, la folie des grandeurs.

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