Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n’usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu’ils n’ont pas ; ils ont la liberté de pensée, ils demandent la liberté de parole.
Écrivain, 1813-1855Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n’usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu’ils n’ont pas ; ils ont la liberté de pensée, ils demandent la liberté de parole.
Écrivain, 1813-1855Partager sur
Source secondaire
Søren Kierkegaard. Œuvres complètes (1843), p. 28
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La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s’ils la désiraient, ils l’auraient ; comme s’ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu’elle est trop aisée.
Un homme ne peut être plus homme que les autres, parce que la liberté est semblablement infinie en chacun.
Un sentiment légitime, naturel, base de la liberté, se révolte en tout homme contre toute mesure imposée, eût-elle même la liberté pour but.
L’homme, tout compte fait, n’a rien à dire de l’homme. Etant seul à se juger, il peut se grandir ou se réduire à sa guise : tel un fou qui, sans risque de contradiction, pourrait choisir entre le délire des grandeurs et celui de l’indignité.
Le besoin de reconnaissance apparaît bien comme le talon d’Achille de tout individu. Il explique que, pour se sentir compris ou acceptés, la plupart des hommes préfèrent renoncer à leur liberté, à leur singularité.
Les hommes appartiennent à ce royaume et pas l’inverse. Ils ont pas la main ici, ils sont comme des épouvantails éventrés qui font plus peur à personne. C’est ça la vérité.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l’homme !
Il existe infiniment plus d’hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d’hommes vraiment civilisés.
En général, les hommes, même en ce pays relativement libre, sont tout simplement, par suite d’ignorance et d’erreur, si bien pris par les soucis factices et les travaux inutilement rudes de la vie, que ses fruits plus beaux ne savent être cueillis par eux.
L’on a remarqué que la plupart des hommes sont, dans le cours de leur vie, souvent dissemblables à eux-mêmes, et semblent se transformer en des hommes tout différents.

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