Il existe infiniment plus d’hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d’hommes vraiment civilisés.
1856-1939Source : Le malaise de la civilisation
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il existe infiniment plus d’hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d’hommes vraiment civilisés.
1856-1939Source : Le malaise de la civilisation
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Les hommes sont vraiment absurdes. Ils n’usent jamais des libertés dont ils jouissent, mais ils réclament celles qu’ils n’ont pas ; ils ont la liberté de pensée, ils demandent la liberté de parole.
Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu’il ne s’est pas aperçu qu’il est en même temps mesquin, impur et perfide.
Les hommes sont trop occupés d’eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu’avec un grand mérite et une plus grande modestie l’on peut être longtemps ignoré.
L’on a remarqué que la plupart des hommes sont, dans le cours de leur vie, souvent dissemblables à eux-mêmes, et semblent se transformer en des hommes tout différents.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l’homme !
La civilisation n’est autre chose que l’acceptation, par les hommes, de conventions communes.
Les hommes appartiennent à ce royaume et pas l’inverse. Ils ont pas la main ici, ils sont comme des épouvantails éventrés qui font plus peur à personne. C’est ça la vérité.
La civilisation a rendu l’homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.
Combien d’hommes, au seuil de la vieillesse, camouflent en détachement, philosophique ou religieux, le ramollissement de leurs facultés et de leur volonté !
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.

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