Il n’y a rien de si puissant qu’une république où l’on observe les lois non par crainte mais par passion comme le fit Rome.
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- Lorsque les pouvoirs législatif et exécutif sont unis dans la même personne ou dans le même corps de magistrats, il ne peut y avoir de liberté; parce que des appréhensions peuvent survenir, de peur que le même monarque ou sénat n’édicte des lois tyranniques, pour les exécuter de manière tyrannique.
- Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice.
- La république est une dépouille; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous.
- Ceux-là seuls pour régner, ont de la passion, que possède une folle et vaine ambition.
- Les empires ne se conservent que comme ils s’acquièrent, c’est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail.
- Quoi, rome ne veut pas quand vous avez voulu ? Que faites-vous, seigneur, du pouvoir absolu... Ah ! Si j’en puis juger sur ce qu’on voit paraître, vous en êtes l’esclave encor plus que le maître.
- Jamais, dans une cité, les lois n’auraient la force qui convient, si elles n’étaient pas maintenues par la peur.
- Le Droit est une science faite pour les puissants; il leur apprend jusqu’à quel point ils peuvent violer la loi sans choquer leurs intérêts.
- Chacun est son propre souverain, non de par la loi, mais de par les moeurs. Souveraineté si entière et si mêlée à la vie qu’on ne la sent, pour ainsi dire, plus.
- On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars sur l’ancienne Rome.
- Deux forces souveraines commandent à l’espèce humaine, et règlent partout les destinées : le pouvoir et le génie.
- Une république ne peut réussir tant qu’elle n’est pas constitué d’un groupe d’hommes imprégnés des principes de justice et d’honneur.
- Lorsque dans la république, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est une Démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une Aristocratie.
- Rien ne rehausse l’autorité mieux que le silence, splendeur des forts et refuge des faibles.
- Il n’est point de grand conquérant qui ne soit grand politique. Un conquérant est un homme dont la tête se sert, avec une habileté heureuse, du bras d’autrui.