Jamais, dans une cité, les lois n’auraient la force qui convient, si elles n’étaient pas maintenues par la peur.
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- Le magistrat est la loi vivante. Car la loi en soi ne porte que les commandements ou défenses qui seraient illusoires si la peine et le magistrat ne leur donnaient une sanction. La force du commandement gît en la contrainte.
- Le droit ne commence à dater que du moment où l’on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
- L’opinion publique est un ressort faible en apparence, mais puissant en réalité, et d’autant plus redoutable que sa force ne peut jamais être calculée.
- Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu’elle n’a pas exhalé tout ce qui s’était accumulé en elle et qu’elle ne se tait pas d’elle-même.
- Je commence à croire que le peuple n’a rien à voir dans les lois si ce n’est pour leur obéir.
- L’État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.
- Il n’y a rien de si puissant qu’une république où l’on observe les lois non par crainte mais par passion comme le fit Rome.
- On ne devrait jamais sous-estimer la force dont sont capables les institutions quand il en va de leur survie.
- Le problème avec les masochistes, il est impossible de leur vouloir du mal sans leur faire du bien.
- La vie devient impossible quand on efface par la force les différences et les particularités.
- La force n’est pas l’effort, au contraire; et voilà pourquoi on ne l’acquiert jamais.
- Là où il n’y a pas de puissance commune, il n’y a pas de loi; là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas d’injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
- Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.
- La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n’est vertu que prudence.
- La moralité ne peut pas être légiférée, mais le comportement peut être réglementé. Les décrets judiciaires peuvent ne pas changer le coeur, mais ils peuvent retenir les sans-coeur.