L’État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.
Sociologue, 1873-1944L’État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.
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Source vérifiée
L’Homme, cet inconnu (1935), chapitre 4
Afin de garder son équilibre mental et même organique, chaque individu est obligé d’avoir une règle intérieure.L'État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.Chacun doit comprendre la nécessité de faire le bien et d'éviter le mal, et se soumettre à cette nécessité par un effort de sa propre volonté. …
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La moralité ne peut pas être légiférée, mais le comportement peut être réglementé. Les décrets judiciaires peuvent ne pas changer le cœur, mais ils peuvent retenir les sans-cœur.
Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.
La tâche de la morale, c’est de subordonner la répression à la réalisation et non la réalisation à la répression.
Une loi n’est pas toujours obligatoire ; elle peut toujours être changée par une autre loi : contrairement à cela, la morale est permanente ; elle a sa force en elle même, parce qu’elle vient de l’ordre immuable ; elle seule peut donc donner la durée.
La morale n’est qu’une science frivole si l’on ne la confond avec la politique et la législation.
Ce qui n’offense pas la société n’est pas du ressort de sa justice.
Un gouvernement libre, c’est-à-dire toujours agité, ne saurait se maintenir s’il n’est, par ses propres lois, capable de correction.
La vraie politique ne put donc pas faire un pas sans avoir auparavant rendu hommage à la morale.
Il n’est pas de gouvernement qui ne soit coupable. Par ce qu’il couvre.
Les règles de la parenté et du mariage ne sont pas rendues nécessaires par l’état de société. Elles sont l’état de société lui-même.

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