Ce qui n’offense pas la société n’est pas du ressort de sa justice.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Ce qui n’offense pas la société n’est pas du ressort de sa justice.
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Réflexions et Maximes (1857), n° 164
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La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
Ne demandez pas à un homme d’être raisonnable quand, justement, la justice et le gouvernement ne le sont pas.
Même les gens impartiaux ne sont pas impartiaux. Ils sont pour la justice.
Il n’est pas nécessaire d’être avocat ou magistrat pour savoir que la légalité et la justice sont loin d’être synonymes.
La violence aux mains du peuple n’est pas la violence, mais la justice.
L’essence de la justice est de ne nuire à personne, et de veiller à l’utilité publique.
Nous sommes pour la justice et non pas pour l’égalité.
La justice n’est pas qu’une notion abstraite mais un besoin qui ne peut pas attendre demain.
S’il n’y avait pas d’injustice, on ignorerait jusqu’au nom de la justice.
Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.

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