La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n’est vertu que prudence.
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Le vieil adage est toujours vrai : La peur du gendarme est le début de la sagesse, encore faut-il qu’on le voie, ce gendarme !
Il y a pire que la modestie. C’est la peur de l’orgueil.
Il est faux de croire que l’échelle des craintes correspond à celle des dangers qui les inspirent. On peut avoir peur de ne pas dormir et nullement d’un duel sérieux, d’un rat et pas d’un lion.
La vraie peur ne défigure pas mais martèle les traits et les durcit.
Rien n’est plus méprisable que le respect basé sur la peur.
Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime.
Il vaut mieux un peureux qui assume sa peur qu’un courageux qui gaspille son courage.
La morale, c’est ce qui reste de la peur quand on l’a oubliée.
Il est bien plus naturel à la peur de consulter que de décider.
Vous nous reprochez de la tiédeur ; mais je crois vous l’avoir déjà dit, la crainte des fagots est très rafraîchissante.

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