Je commence à croire que le peuple n’a rien à voir dans les lois si ce n’est pour leur obéir.
1809-1849Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Je commence à croire que le peuple n’a rien à voir dans les lois si ce n’est pour leur obéir.
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Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s’en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu’ils établissent et décrètent.
Dans un État, c’est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu’à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir, et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir.
L’État peut imposer par la force la légalité, mais non les lois de la morale.
C’est dans le silence des lois que naissent les grandes actions.
La loi n’existe que pour les pauvres ; les riches et les puissants eux la transgressent quand ils le veulent et ils le font sans être punis ; car il n’y a pas de juge dans le monde qui ne puisse être acheté avec de l’argent.
Le droit ne commence à dater que du moment où l’on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
Il existe des lois qui ont bonne mine lorsqu’elles sont exprimées dans un certain langage, mais qui ne souffrent pas d’être traduites ; elles ne peuvent pas figurer parmi les lois de la nature.
Le Droit est une science faite pour les puissants ; il leur apprend jusqu’à quel point ils peuvent violer la loi sans choquer leurs intérêts.
L’homme a sa loi ; il se l’est faite à lui-même ; la femme n’a pas d’autre loi que la loi de l’homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave.
Une loi, la volonté du peuple ! Bêtise. Autant donner les verges à un enfant pour qu’il s’en serve.

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