L’homme a sa loi ; il se l’est faite à lui-même ; la femme n’a pas d’autre loi que la loi de l’homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons L’homme a sa loi ; il se l’est faite à lui-même ; la femme n’a pas d’autre loi que la loi de l’homme. La femme est civilement mineure et moralement esclave.
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Actes et paroles (1875)
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La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
L’immoralité de l’homme triomphe de l’amoralité de la femme.
La laideur et l’insanité de notre vie viennent du pouvoir qu’ont les femmes : ce n’est pas à la femme d’élever des revendications contre l’homme, mais à l’homme de s’émanciper de la femme.
Appeler les femmes le sexe faible est un mensonge. C’est une injustice des hommes faite aux femmes. Si la non-violence est la loi de nos êtres, le futur est avec les femmes.
La raison pure est pratique par elle seule et donne à l’homme une loi universelle que nous nommons la loi morale.
La chose la plus importante à propos du mariage est que l’homme ne doit pas laisser la femme se sentir opprimée simplement parce qu’elle est une femme et qu’il est un homme.
Cette quête de parité est comme celle de la morale, elle n’a pas de fin. Ne donnez pas aux femmes le social ou la famille, il leur faut les finances ou la défense ! Ce ne sera jamais assez.
Une loi n’est pas toujours obligatoire ; elle peut toujours être changée par une autre loi : contrairement à cela, la morale est permanente ; elle a sa force en elle même, parce qu’elle vient de l’ordre immuable ; elle seule peut donc donner la durée.
La constitution délicate des femmes est parfaitement appropriée à leur destination principale, celle de faire des enfants. Sans doute la femme doit régner à l’intérieur de la maison, mais elle ne doit régner que là. Partout ailleurs elle est déplacée.
Un homme n’est pas coupable d’aimer la femme d’autrui, s’il tient cette passion malheureuse asservie à la loi du devoir ; il est coupable d’aimer sa propre femme au point d’immoler tout à son amour.

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