Deux forces souveraines commandent à l’espèce humaine, et règlent partout les destinées : le pouvoir et le génie.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Deux forces souveraines commandent à l’espèce humaine, et règlent partout les destinées : le pouvoir et le génie.
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Oeuvres complètes de Chamfort, recueillies et publiées avec une notice historique sur la vie et les écrits de l'auteur
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L’homme n’est qu’une force, avec un pouvoir sublime qu’il appelle son intelligence, mais toutes les puissances prennent leur source dans la Matière sans commencement ni fin.
Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent.
Le pouvoir correspond à l’aptitude à agir de façon concertée.
Le pouvoir, s’il est amour de la domination, je le juge ambition stupide. Mais s’il est acte de créateur et exercice de la création […] alors le pouvoir je le célèbre.
Si les armes ont parfois évolué – mais ni toujours ni partout… – toujours et partout par contre le pouvoir est conquis par la force de la puissance.
Il y a des pouvoirs collectifs qui sont aussi dangereux que le pouvoir personnel.
Le pouvoir ne règne qu’à la condition de diviser ; il n’a de ressource que dans l’heureuse alternative de la ruse ou de la force.
La main qui fait osciller le berceau gouverne le monde.
À tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l’homme à la rencontre de son destin ; le don l’oblige à partager avec les autres ce qu’il y a de meilleur en lui.
Le pouvoir absolu a cela de commode qu’il sanctifie tout aux yeux des peuples.

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