J’adore la liberté ; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance.
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons J’adore la liberté ; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance.
Écrivain, 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Confessions (1765), Texte entier
… Si j’avais eu jamais un revenu suffisant pour vivre commodément, je n’aurais point été tenté d’être avare, j’en suis très sûr; je dépenserais tout mon revenu sans chercher à l’augmenter: mais ma situation précaire me tient en crainte.J’adore la liberté; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance; il me dispense de m’intriguer pour en trouver d’autre, nécessité que j’eus toujours en horreur; mais de peur de le voir finir, je le choie. L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté; celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Comment apprécier de pouvoir vivre sa vie quand on n’a jamais connu que la liberté ?
La liberté est comme la vérité : presque personne ne l’aime pour elle-même, et cependant, par l’impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
La liberté c’est pouvoir défendre ce que je ne pense pas, même dans un régime ou un monde que j’approuve. C’est pouvoir donner raison à l’adversaire.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
Ma liberté ne vaut que si j’assume celle des autres. La liberté de nos adversaires n’est-elle pas aussi la nôtre ?
Je suis heureuse, daldry, vraiment heureuse. Je me sens plus libre que jamais, je crois même pouvoir affirmer que je n’ai jamais connu une telle liberté et qu’elle m’enivre.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l’abandon au monde et l’élan vers la valeur.
L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté celui qu’on pourchasse est celui de la servitude. Voilà pourquoi je serre bien et ne convoite rien.
La Liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut.
La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini.

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