Je suis heureuse, daldry, vraiment heureuse. Je me sens plus libre que jamais, je crois même pouvoir affirmer que je n’ai jamais connu une telle liberté et qu’elle m’enivre.
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l'etrange voyage de monsieur daldry
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Comment apprécier de pouvoir vivre sa vie quand on n’a jamais connu que la liberté ?
Je suis libre : il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j’ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d’autres… Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Au point où j’en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre.
J’adore la liberté ; j’abhorre la gêne, la peine, l’assujettissement. Tant que dure l’argent que j’ai dans ma bourse, il assure mon indépendance.
Il n’y a de bonheur que dans la liberté et de grandeur que dans une liberté croissante.
Aucun obstacle, aucun mécompte, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien-être de tous, et la liberté partout.
Savoir se libérer n’est rien ; l’ardu c’est savoir être libre.
Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.
Je suis emprisonné parce que je suis un homme libre, parce que je me suis vu dans la nécessité d’exercer ma liberté, que j’ai assumé cette nécessité.
Ce n’est pas ma place au milieu de tout cela, il faut me retirer de ce milieu ; après quatorze ans aujourd’hui d’une vie pareille, je réclame la liberté à grands cris.

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