La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
Écrivain, 1689-1755 Image : After Jacques-Antoine Dassier, Domaine public, Wikimedia Commons La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
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Lettres persanes : Choix de lettres
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Le fruit le plus grand de la suffisance à soi-même : la liberté.
Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir.
La liberté ne découle peut-être pas de la misère, mais il existe certainement une liberté liée à l’absence de peur. Et l’oisiveté est un état naturel et béni, le travail, une nécessité contraire à la nature.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l’abandon au monde et l’élan vers la valeur.
La liberté n’est pas à craindre tant qu’elle n’a pas à craindre pour elle-même.
La liberté est le pain que les peuples doivent gagner à la sueur de leurs fronts.
La liberté est un Oui plein de noblesse et de générosité adressé à la vie.
La liberté est une ; on ne peut la couper par morceaux et la distribuer en rations, ainsi qu’une aumône.
Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Etre libre, rien n’est plus grave ; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience.
De siècle en siècle, l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.

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