De siècle en siècle, l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.

De siècle en siècle, l’humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.

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Source secondaire
Une brève histoire de l'avenir (2006), partie Avant-propos, p. 16
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Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l’homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d’après une nécessité intérieure.
Est-ce que nous ne sommes vraiment plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, sans aucun rendement, sans utilité, sans autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? La liberté elle-même est anachronique.
À la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs.
Il reste que la liberté consiste toujours à choisir entre l’abandon au monde et l’élan vers la valeur.
La liberté individuelle et l’interdépendance sont toutes deux essentielles à la vie en société.
La liberté, ce bien qui fait jouir des autres biens.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui…
La vraie liberté, c’est pouvoir toute chose sur soi.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
La liberté est le pain que les peuples doivent gagner à la sueur de leurs fronts.

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