Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l’exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique.
Écrivain, 1859-1941Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l’exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique.
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Le Rire. Essai sur la signification du comique (1899), chapitre I
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Le toucher, considéré en lui-même, ne nous donne proprement qu’une sensation, celle de l’impénétrabilité et de la résistance plus ou moins grande des corps, d’où nous concluons la réalité de la résistance.
Quand on est vraiment dans le besoin, on ne mesure que sa propre force d’âme et la vaillance de son corps, on voit se dessiner les limites de ses capacités, de son endurance physique et de sa vigueur morale.
Je sais ce que c’est, un corps : ça a besoin d’être sculpté, façonné, forcé de fonctionner. Je ne sais pas grand-chose, mais ça, je le sais : un corps peut être formé, transformé, un corps n’est jamais statique, toujours en mouvement.
Deux corps peuvent s’associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie a la pensée.
Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
Je l’interprète ainsi : les organes de la vie, les fonctions de notre organisme et celles de l’esprit, toutes ces propriétés et facultés du vivant comportent de quoi nous permettre de nous adapter, en quelque mesure, à ce qui va arriver.
La mécanique des corps solides n’étant appuyée que sur des principes métaphysiques et indépendants de l’expérience.
La force du caractère, et non l’instruction, donne à l’homme une armature interne résistante. Privé de cette armature, il devient le jouet de toutes les circonstances.
Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
La plus grande partie du corps ne parle que pour souffrir. Tout organe qui se fait connaître est déjà suspect de désordre. Silence bienheureux des machines qui marchent bien.

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