Si le geste baroque se déploie en s’éloignant du corps, celui de Latour est dirigé vers le corps, comme ceux qui expriment le recueillement ou le frisson.
Image : Si le geste baroque se déploie...

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- Le toucher, considéré en lui-même, ne nous donne proprement qu’une sensation, celle de l’impénétrabilité et de la résistance plus ou moins grande des corps, d’où nous concluons la réalité de la résistance.
- Les attitudes, gestes et mouvements du corps humain sont risibles dans l’exacte mesure où ce corps nous fait penser à une simple mécanique.
- Il y avait le sport, il y avait le cinéma. Il y avait le corps et le rêve : la danse allait proposer des performances sportives, mais en associant le mouvement physique, la performance, à une émotivité. Et en donnant des choses à voir. Des images.
- La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
- Danser, c’est sublimer son corps, son être, dans une sphère que l’imagination, les sensations et les désirs transcendent.
- La danse, n’est-elle pas la marche dans son apothéose; marche noble, dépouillée d’un but utilitaire, et libre comme un jeu d’enfant ?
- Le style est donc ce qui permet le redressement, ce qui autorise qu’on congédie l’avachissement, la tendance du réel qui échappe à la volonté.
- Marcher est aussi le zen... Que l’on bouge ou que l’on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l’on se trouve face à une épée l’esprit demeure tranquille.
- Libérer la voix, ce n’est pas travailler avec l’appareil vocal en fixant son attention sur lui, mais il faut au contraire travailler comme si le corps chantait, le corps parlait.
- Les corps se défont vite si l’esprit se rebelle.
- Son corps gît délaissé sur un grabat, d’où le juge est obligé de le faire enlever, non comme le corps d’un homme, mais comme une immondice dangereuse aux vivants.
- Les préliminaires, c’est mettre le corps à l’ouvrage.
- Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c’est se donner la chance d’un autre rapport à la pensée.
- Les douces courbes innombrables qui font d’un corps de femme, pour l’homme qui en est amoureux, un paysage qu’il n’en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.