Les douces courbes innombrables qui font d’un corps de femme, pour l’homme qui en est amoureux, un paysage qu’il n’en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
Romancier, 1911-1985Les douces courbes innombrables qui font d’un corps de femme, pour l’homme qui en est amoureux, un paysage qu’il n’en finit pas de découvrir et que chaque mouvement rend nouveau comme au jour de la création.
Romancier, 1911-1985Partager sur
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Le grand secret
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L’amour, naissance universelle, d’un cœur à l’autre se répand, la terre à l’homme, l’homme à elle.
Partout dans la vie, il se présentera à un moment donné une manifestation de beauté qui éveillera chez l’homme un sentiment jamais vécu jusqu’alors.
L’amour, c’est le creuset sublime où se fait la fusion de l’homme et de la femme.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Créé de la terre, l’homme en conserve à jamais la force et la pérennité ; créée de la chair, la femme en possède à jamais la beauté changeante et éphémère.
Avec un peu d’ amour, s’assaisonnent tous les corps.
On s’aimera tant qu’on s’aimera ; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s’installe dans la durée sans qu’on en ait conscience.
La femme, c’est la beauté. Beaucoup de tendresse, un peu de faiblesse, la pudeur, la timidité, la fluctuation, l’a peu près, je ne sais combien de courbes aimables (dans l’allure et le mouvement, aussi bien que dans les formes), voilà la beauté, la grâce.
Le visage de l’homme et celui de la femme s’unissent dans l’âme à plus de profondeur que ne saurait atteindre le sexe masculin dans le sexe féminin.
Danser, c’est sublimer son corps, son être, dans une sphère que l’imagination, les sensations et les désirs transcendent.

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